Jour 17 : de Dompierre sur Besbre à Palinges (62 km)

En ce jour de canicule, nous décidons de nous lever au petit matin pour profiter au maximum de la fraîcheur. À jour exceptionnel, mesure exceptionnelle : à 7h50 nous sommes déjà sur nos vélos, prêts à affronter la forte chaleur estivale. Nous longeons d’abord le canal jusqu’à Digoin. La température est idéale et le chemin est plat. Mais ne commencerions-nous pas à nous lasser de ces canaux infinis, de toutes ces écluses, et de ces « Bonjouuuuur » lancés à tire-larigot aux capitaines de péniches ? Si, clairement. Nous prenons notre café matinal habituel sur une terrasse de Digoin, puis nous repartons jusqu’à Paray-le-Monial où nous faisons notre pause déjeuner.

L’été sera chaud, l’été sera chaud

Il est midi, le soleil commence à taper fortement. Nous en profitons pour visiter la basilique, moins pour notre intérêt pour l’édifice que pour notre envie de nous réfugier dans la fraîcheur de ses vieilles pierres. Nous faisons aussi un tour dans les jardins du cloître (adjacents à la basilique) où des musiciens en répétition nous offrent un concert de musique classique gratuit, qui nous transporte au Moyen Age. C’est d’ailleurs à l’ombre de ces bâtiments, sur l’herbe fraîche, que nous déjeunons et que nous siestons. Et c’est bien là notre erreur, car le pic de chaleur est à 16h et plus le temps passe plus la température monte…

Il était une foi

À l’ombre de la basilique nous observons avec étonnement les va-et-vient incessants de touristes des quatre coins du monde : anglais, italiens, mexicains, canadiens… Est-ce le soleil qui nous monte à la tête ou bien Paray-le-Monial est-il devenu le nouveau Ibiza ? Quoique la population est sensiblement différente. Comme dirait Charles, il s’agirait plutôt de Catho-Land. En effet, nous apprenons que Paray-le-Monial est le deuxième lieu de pèlerinage le plus fréquenté de France après Lourdes. Des sessions de ressourcement et d’approfondissement de la foi y sont organisés tout l’été. À notre grand regret…nous n’avons pas le temps d’y prendre part et nous prenons notre courage à deux mains pour affronter le soleil et rejoindre notre destination finale : Palinges.

Encore et toujours des canaux

C’est donc sous un soleil de plomb que nous pédalons. L’eurovelo 6 nous préconise un détour vallonné. Nous choisissons plutôt de continuer à suivre ce merveilleux canal qui nous en fait voir de toutes les couleurs : hérons, canards, péniches… nous ne savons plus où donner de la tête ! Nous ne pensons qu’à une chose : le camping de Palinges, sa piscine, son plan d’eau et ses boissons fraîches. Et breaking news : nous avons assouvi tous nos désirs.


Article mis en selle via smartphone.

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