Jour 29 : de Tuttlingen à Sigmaringen (58 km)

Bébé Danube deviendra grand

Nous nous réveillons tranquillement dans notre appartement tout confort. Depuis la fenêtre, nous voyons bien le Danube : fleuve que nous suivrons jusqu’à la Mer Noire (mais qui ressemble pour l’instant à une toute petite rivière). Pour le petit-déjeuner, nous prenons un malin plaisir à déguster tour à tour les viennoiseries locales. Mention spéciale pour le Nuss Strudel, une brioche roulée à la cannelle, aux noix et aux noisettes 😋… Oui, c’est énergétique et tant mieux car notre carte annonce encore du dénivelé pour aujourd’hui. Notre objectif est de rejoindre Sigmaringen. Nous partons sans savoir que nous rencontrerons aujourd’hui les plus beaux paysages de notre parcours à ce jour…

Ma-gni-fique

En quittant Tuttlingen, nous sommes d’abord dans des grandes plaines champêtres entourées de petites montagnes. Puis nous rentrons rapidement dans une vallée plus étroite, creusée par le Danube, entourée par des falaises abruptes. Imaginez l’Ardèche qui fusionnerait avec les Alpes (ou regardez les photos de Charles, ça sera plus simple !). Des pâtures où broutent des vaches, des chalets, des prairies fleuries… Mais aussi des falaises où trônent tantôt des châteaux, tantôt des ruines ou encore la croix du Christ. Pour couronner le tout, nous ne roulons que sur des pistes cyclables parfaitement aménagées et totalement réservées aux vélos. Bien sûr, un endroit splendide comme celui-ci ne peut être que très touristique. Nous croisons des centaines de vélos électriques qui demotiveraient les moins téméraires. Sur la route, nous passons notamment dans le village de Beuron, notable pour son monastère majestueux et secret. Finalement, nous sommes agréablement surpris par le niveau de difficulté de l’étape : c’est peanuts comparé à hier et les paysages en valent la chandelle !

Tous les chemins mènent à la Mer Noire

Nous arrivons en milieu d’après-midi à Sigmaringen, ville surplombée par un château connu notamment pour avoir hébergé le régime de Vichy à la fin de la seconde guerre mondiale. Après une ballade et un verre en terrasse, c’est avec plaisir que nous partageons le repas du soir avec Solenne, cyclotouriste que nous avions croisé la veille et qui suit l’EuroVélo 6 jusqu’à Belgrade. Il paraîtrait que de Belgrade, nous pouvons rejoindre la Mer Noire par une autre piste qui rejoint Istanbul… Une idée qui ne passe pas dans l’oreille de sourds en tout cas 😉.


Article mis en selle via smartphone.

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