Jour 37 : Passau > Linz (94 km)

Dans la vallée de Donau*

*Danube en allemand

Réveil dans une atmosphère humide, il a plu cette nuit. Heureusement, le soleil montre timidement le bout de son nez. Nous sortons de Passau en longeant une route avec beaucoup de circulation. Mais ça ne dure pas longtemps, nous pédalons ensuite sur des pistes cyclables ou des routes avec peu de trafic. Nous passons la frontière autrichienne sans même nous en rendre compte. Aucun panneau, ne l’indique : c’est beau l’Europe ! Ou peut-être que nous sommes trop occupés à admirer le paysage. Nous sommes au cœur d’une vallée creusée par le Danube au milieu de collines toutes de pins vêtues. Malheureusement, la météo est changeante : des éclaircies troublées par quelques gros nuages noirs déversant sur nous de petites averses. Heureusement, il ne fait pas trop froid. Et c’est ça la philosophie du voyage à laquelle nous essayons de nous astreindre : voir toujours le verre à moitié plein et nous rappeler la chance que nous avons.

Rivés sur notre compteur… mais pas sur la bonne rive !

Notre objectif du jour est de rejoindre Aschach An Der Donau (toi aussi t’es passé chez choch ?) à 60 km de là. Mais à la première pause, nous nous rendons compte que nous avons déjà parcouru 30 km ! Même Cécile ne les a pas vus passer. Si la route continue d’être aussi plate, ne pourrions-nous pas rejoindre Linz ? Nous repartons sur des chapeaux de roues mais nous sommes vite stoppés dans notre lancée par un imprévu.

Un homme sur une barge à quai nous indique que nous devons traverser le Danube car le chemin ne continue pas sur la rive gauche. « Ah et c’est combien ? – 2 euros par personne – Ah et si on a pas de cash ça se passe comment ? – Il faut revenir 10 km en arrière pour prendre le pont ! » Et pas un distributeur à la ronde bien sûr. Alors que nous nous apprêtons à rebrousser chemin, l’homme accepte avec gentillesse qu’on le paie avec quelques Francs Suisses qui traînent dans la saccoche de Cécile. Donc à savoir : en Autriche il n’y a pas beaucoup de ponts ! Il faut bien réfléchir en amont au côté du fleuve qu’il faut prendre… mais surtout toujours avoir du liquide sur soi. Ça vaut aussi pour l’Allemagne.

Après une pause déjeuner les pieds dans l’eau sur un ponton, nous continuons notre avancée fulgurante sur la rive droite avec un paysage toujours aussi beau ! Passé Aschach An der Donau (où nous trouvons enfin un distributeur), tout devient plus plat. Arrivés à Wilhering, même histoire, nous devons prendre une barge pour revenir rive gauche (il est possible de traverser un barrage quelques kilomètres avant, mais une affiche indiquait une déviation exceptionnelle que nous n’avons pas voulu prendre).

Linz, une ville froide au cœur tendre

Finalement, nous arrivons bien à Linz en fin d’après-midi avec un bon vent dans le dos ! Ville qui paraît froide de l’extérieur avec ses bâtiment imposants et rectilignes, mais qui ne manque pas de charme quand nous rentrons dans son cœur : la place principale notamment, où des musiciens confirmés jouent sur un « open piano » entouré de bâtisses colorées, de bars et de… glaciers ! Mais nous somme forts et raisonnables, non continuons notre route sans nous retourner sur les cornets dégoulinants pour rejoindre notre hébergement : un hôtel de standing pour le grand bonheur de Cécile !

Le soir, après un casse croûte dans notre chambre d’hôtel, nous déambulons dans Linz by night, dans des rues animées où la musique vibre dans chaque recoin, de la place principale au fond des bars.

Article mis en selle via smartphone.

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