Jour 56 : Backa Palanka > Cortanovci (67 km)


Après une bonne nuit dans notre chambre d’hôte « rustique », nous nous préparons lentement pour reprendre la route. Il y a trop de kilomètres à parcourir pour rejoindre Belgrade aujourd’hui, nous allons donc couper la poire en deux en essayant de trouver un camping dans la campagne serbe.

Hey, mais on se connait !

À peine nous sortons de notre auberge que nous voyons un cyclotouriste passer. C’est Ralf, le cycliste allemand qui nous a offert un verre de vin à Baja ! Nous nous saluons et reprenons la route ensemble.

Nous roulons d’abord sur une nationale à fort trafic et étroite, donc assez dangereuse. Mais nous bifurquons rapidement sur une digue goudronnée qui nous mène jusqu’à Novi Sad. Le paysage est un peu monotone mais discuter avec Ralf fait passer le temps. Nous croisons sur notre chemin un grand barbu à vélo qui est parti de Dubaï pour rejoindre l’Allemagne en passant par l’Iran. Il y en a des fous !

Arrivés à Novi Sad, nous sommes agréablement surpris par cette ville animée au centre-ville coquet. Nous nous installons sur une terrasse pour nous restaurer pour une bouchée de pain !

Alors que le chemin de la matinée était plutôt plat, c’est une toute autre affaire pour celui de l’après-midi. En sortant de Novi Sad, nous nous retrouvons rapidement sur des bonnes montées, dont une de 4 km de long ! Et nous partageons encore la route avec les automobilistes et les camions… Certains klaxonnent pour nous encourager, d’autres pour nous dire de dégager. Par contre les paysages sont beaux ! Nous sommes entourés par des champs de vignes vallonnés. Nous croisons une église en construction, brillant de milles feux, qui serait financée par Poutine selon un riverain qui est venu nous parler spontanément. Il ne parle pas anglais, nous ne parlons pas serbe, mais Ralf parle russe ce qui lui permet d’échanger avec les locaux (le russe étant assez proche du serbe).

Bah, elle est où la douche ?!

En arrivant du côté de Cortanovci, nous espérons trouver l’un des trois campings présents sur nos cartes. Nous trouvons le premier indiqué par un grand panneau jaune : on ne pouvait pas le rater ! Il y a même des vélos dessinés sur l’affiche. « C’est parfait, c’est fait pour nous » se dit Cécile. Mais Ralf ne semble pas emballé, il préfère chercher le second, par amour de l’aventure peut-être. Le lieu est charmant, nous avons du temps : nous le suivons sans résistance. Mais quelle galère pour trouver ce camping ! Certains locaux nous indiquent une direction, d’autres la direction inverse. Nous tentons de passer par des petits chemins de traverse puis nous revenons sur nos pas. Finalement, nous le trouvons au bout d’une grande descente faite de gros gravier. Aucun panneau ne l’indique bien entendu. La bonne nouvelle, c’est que notre hôte offre à boire et à manger. La mauvaise c’est qu’il n’y a pas de douche… Imaginez la tête de Cécile… 😂 Mais il y a une source d’eau où nous pouvons faire nos ablutions. L’eau y est si pure que les villageois viennent se servir ici.

Pour dîner, notre hôte notre prépare une soupe au poisson/paprika puis du poisson chat frit avec des légumes. Contre toute attente, c’était délicieux ! Et pour cause, le gérant est cuisinier de profession. Il a travaillé 16 ans sur des pipelines à Vladivostok ! Nous terminons la soirée autour d’un feu à échanger en russe et en anglais et à boire du vin serbe : Nasdrovia !

Article mis en selle via smartphone.

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