Jour 58 : Belgrade (0 km)

Une jungle de béton

Quand on arrive à Belgrade, on est d’abord charmés par le quartier de Zemun, ses quais animés le long du Danube et ses centaines de bars/restaurants/boîtes flottants. Mais une fois que nous sommes sur le pont qui traverse le fleuve Sava pour rejoindre le centre ville historique, c’est une colline grise de béton très bruyante qui se présente à nous. « A concrete jungle » comme l’appellent les locaux selon notre guide.

Le phoenix, alias Belgrade

Comme à notre habitude, nous faisons un « free tour » pour découvrir ce qui se cache dans cette jungle urbaine. Nous découvrons qu’au milieu de ce béton, se trouvent des quartiers charmants avec des rues pavées, des bars et des restaurants sympas. Mais on trouve aussi des bâtiments décrépits ou abandonnés. Et pour cause, Belgrade est une des cités les plus vieilles au monde (7000 ans d’existence) mais aussi l’une des plus détruites au cours de son histoire. C’est pourquoi les locaux l’appellent aussi le phoenix, car elle renaît sans cesse de ses cendres. À chaque invasion, les Turques et les Habsourg rasaient les constructions des précédents pour reconstruire une ville à leur image. Il y a aussi eu des bombardements pendant la seconde guerre mondiale qui ont gravement endommagé la ville, puis ceux de l’OTAN dans les années 90. Il faut donc garder en tête qu’il s’agit d’une capitale meurtrie.

Comme d’habitude, nous sommes très satisfaits par notre guide qui nous parle avec passion de l’histoire de la ville et de la culture serbe. Il est intarissable (presque trop) et il parle avec un anglais parfait (presque trop vite). Il nous fait goûter le rakija, un alcool local souvent à la prune, qui ressemble fortement à une gniole de chez nous. À la fin de la visite, nous passons par la forteresse qui offre un point de vue remarquable sur le confluent du Danube et du Sava ainsi que sur les quartiers alentours.

Sur les conseils de notre guide, nous nous rendons dans un restaurant local pour goûter la gastronomie serbe qui est très riche en viande globalement. On y retrouve certains plats que l’on connait déjà (goulash, soupes…), mais aussi des spécialités. Charles a commandé un Cevapi (rouleaux de viande hachée et grillée) avec du poivron grillé à l’ail, Ralf une soupe et Cécile une salade Chopska (tomate, concombre, oignons et fromage de brebis). Très bon ! On finit notre repas dans une pâtisserie de luxe recommandée aussi par notre guide.

Une ville qui se révèle la nuit

L’après-midi, nous nous baladons en ville notamment au marché pour faire quelques courses et nous finissons la journée dans la « bohemian street ». Une rue remplie de bars et de restaurants, décorée de guirlandes lumineuses et animée par des orchestres locaux. On se croirait presque dans le Paris d’antan. Ou tout du moins l’image fantasmée qu’on en garde. Nous sommes toujours autant impressionnés par le monde ! De nombreux groupes d’enterrement de vie de jeune fille et de garçon se préparent à faire la fête. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle Belgrade la Barcelone de l’Europe de l’Est. Finalement, comme dirait Ralf, Belgrade est une ville qui se révèle la nuit, quand on ne voit plus son gris mais ses lumières.

Article mis en selle via smartphone.

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